L’instant d’avant, celui qui précède l’entrée sur scène des mannequins devant la foule impatiente. L’instant des dernières retouches où s’activent les coiffeurs, maquilleurs, stylistes et le créateur. Le défilé Lanvin est prêt, il lui reste quatre minutes pour convaincre. Les mannequins, elles, n’auront qu’une vingtaine de secondes pour séduire et se sublimer. Le passage est furtif, de l’ombre à la lumière, du silence tendu à la musique criarde. Des mois de travail suspendus à quatre minutes de show.
3 Comments
Superbes ces photos.Elles illustrent très bien l’idée de l’ombre à la lumière avec ces puits lumineux…
Je crois que de loin c’est le moment que je préfère, et toujours Lamartine en tête qui me susurre « Ô temps,suspends ton vol ! et vous, heures propices,Suspendez votre cours ! … » cet instant revêt tellement de tension aussitôt libérée …
J’apprécie vos photos et votre texte sur le contraste entre les mois de travail qui ne seront jamais connus du public et l’instant furtif du défilé si bref mais qui déterminera le succès de la collection pour toujours…très intéressant.